ISÈRE : Des aménagements inaugurés sur la RD519 pour renforcer la sécurité entre Le Rival et Marcilloles
Le Département de l’Isère a inauguré ce jeudi 7 mai 2026 les travaux de sécurisation réalisés sur la RD519 entre le carrefour du Rival et Marcilloles-Est. Considéré comme particulièrement accidentogène, ce tronçon de 4,6 kilomètres fait partie d’un programme plus large d’aménagement de l’axe reliant Brézins à Chanas.
Un axe routier marqué par une forte accidentologie
Avec près de 8 500 véhicules empruntant quotidiennement cette portion de route, la RD519 constitue un axe structurant du territoire isérois. Entre 2007 et 2023, 24 accidents graves y ont été recensés, poussant le Département à prioriser ce secteur dans son programme de sécurisation.
Le projet, soumis à concertation publique dès 2018 puis déclaré d’utilité publique en 2022, a conduit à plusieurs aménagements destinés à améliorer la circulation et réduire les risques d’accidents. Les travaux ont débuté en 2023.
Giratoire, voies de dépassement et passages pour la faune
Parmi les principaux aménagements réalisés figurent la création d’un ouvrage permettant de franchir la RD519 au niveau du chemin de la Plaine, la mise en place de voies de dépassement dans les deux sens de circulation ou encore la transformation du carrefour de Champ-Laval en giratoire.
Le chantier a également permis l’élargissement de certaines portions de chaussée, la création d’accotements et l’aménagement de dispositifs visant à ralentir la circulation dans le hameau de Magdeleine. Trois passages à faune ont aussi été intégrés au projet afin de faciliter les déplacements des animaux.
Un chantier marqué par des enjeux environnementaux et patrimoniaux
Le Département souligne également le recours à un critère de bilan carbone dans le choix et l’organisation des travaux, une première en Isère pour ce type de chantier. Selon les chiffres avancés, cette démarche aurait permis de réduire de 18,5 % les émissions de gaz à effet de serre liées au chantier, soit l’équivalent de 765 tonnes de CO2 évitées.
Par ailleurs, des fouilles archéologiques menées sur prescription de la DRAC ont mis en évidence l’ancienneté historique de cet axe routier, dont les origines remonteraient à près de 2 000 ans.