GRENOBLE : L’avenir du site Vencorex au cœur d’un appel de la Ville à l’État
Face aux incertitudes qui entourent l’avenir industriel du site de Vencorex, la Ville de Grenoble interpelle l’État. Dans un courrier adressé au ministre chargé de l’Industrie, la maire appelle à une mobilisation rapide afin de préserver les possibilités de reprise et éviter un démantèlement du site.
Une décision judiciaire qui inquiète
Dans un courrier adressé à Sébastien Martin, la maire de Grenoble, Laurence Ruffin, alerte sur l’avenir du site industriel de Vencorex.
Selon la Ville, la décision rendue le 24 mars 2026 par le tribunal des activités économiques de Lyon ouvre la voie à un démantèlement progressif du site. Une perspective qui compromettrait les chances de reprise industrielle, malgré plusieurs projets portés notamment par d’anciens salariés.
Les plateformes chimiques de Jarrie et du Pont-de-Claix sont présentées comme des éléments majeurs de l’histoire industrielle locale. Elles représentent également des savoir-faire stratégiques pour le territoire et pour l’industrie française.
Trois pistes proposées à l’État
Pour éviter une situation irréversible, la maire de Grenoble propose trois actions concrètes à engager rapidement par l’État.
La première consiste à préserver les équipements jugés stratégiques, notamment en étudiant la possibilité d’un portage public temporaire pour maintenir les capacités industrielles. L’objectif : conserver les conditions d’une éventuelle reprise.
La deuxième proposition concerne le foncier industriel. La Ville souhaite éviter la création d’un site pollué abandonné, qui pourrait freiner le développement économique du territoire.
Enfin, la troisième piste évoquée consiste à examiner les voies de recours possibles dans la procédure judiciaire, notamment par l’intervention du ministère public.
Un enjeu industriel pour tout le territoire
Au-delà du seul cas de Vencorex, la Ville de Grenoble estime que c’est l’avenir industriel du territoire qui se joue. L’enjeu concerne également les transitions environnementales, avec des projets visant à développer une chimie plus décarbonée.
La municipalité se dit prête à participer à une solution collective avec l’ensemble des acteurs concernés. Elle appelle ainsi l’État à mobiliser rapidement ses moyens pour préserver l’activité industrielle et l’emploi sur le territoire.