AUVERGNE-RHÔNE-ALPES : L’OIM lance une plateforme dédiée au logement des réfugiés
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), agence des Nations Unies, lance en Auvergne-Rhône-Alpes la plateforme numérique PATHS2Homes. Ce dispositif vise à favoriser l’accès au logement privé pour les personnes bénéficiant d’une protection internationale, dans un contexte où la tension sur le marché locatif complique déjà les parcours résidentiels de nombreux ménages.
Un accès au logement encore difficile après l’obtention du statut de réfugié
Selon l’OIM, près d’un tiers des personnes réfugiées en France n’occupent toujours pas un logement autonome quatre ans après l’obtention de leur titre de séjour. Pourtant, disposer d’un habitat stable constitue une étape essentielle dans leur intégration sociale, familiale et professionnelle.
Les difficultés rencontrées reposent notamment sur des idées reçues concernant leur situation administrative ou économique. L’organisation souligne également un manque d’informations de certains bailleurs sur les droits et les garanties dont disposent ces locataires potentiels.
Une expérimentation menée en Auvergne-Rhône-Alpes
L’Auvergne-Rhône-Alpes a été choisie pour accueillir cette expérimentation en raison de la pression qui s’exerce à la fois sur les dispositifs d’accueil et sur le parc social. Avec ses territoires urbains, ruraux et montagneux, la région constitue un terrain d’essai représentatif pour ce type d’initiative.
La plateforme PATHS2Homes a pour objectif de faciliter la mise en relation entre propriétaires privés, agences immobilières et personnes réfugiées à la recherche d’un logement. Des projets similaires sont déjà menés par l’OIM en Belgique et en Grèce.
Une campagne pour lutter contre les préjugés
En parallèle du lancement de la plateforme, une campagne de sensibilisation est déployée à travers des vidéos, des affiches et des publications sur les réseaux sociaux. L’objectif est de rappeler que les personnes réfugiées sont des locataires comme les autres et de mettre en avant leurs parcours d’intégration dans la région.
L’OIM rappelle également que 63 % des bénéficiaires d’une protection internationale occupaient un emploi en France en 2022, tandis que 69 % seulement vivaient dans un logement autonome quatre ans après l’obtention de leur titre de séjour.